Antiquités brocante de la tour

Documentations histoire et archives du passé.

Le guide du meuble ancien, l'histoire, les styles, les décors et usages, ainsi que les matériaux utilisés pour leur conctruction.
La bible des anciens meubles, tout ce qu'un amateur doit savoir pour acheter, vendre ou identifier un meuble et en apprécier sa valeur.

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Le guide du meuble ancien

Les meubles anciens, une valeur refuge

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Les sièges de Louis XVI à Modern style


A l'imitation de l'antique

- Que l'on ne tourmente plus ce qui peut être droit, s'écrie Madame de Pompadour, à la fin du règne de Louis XV.
- Elle va bientôt être entendue, l'époque Transition corrige l'exubérance du style Louis XV.
- Les galbes s'assagissent préfigurant le retour au classicisme, et les formes deviennent hybrides, le haut des sièges reste Louis XV tandis que le bas devient Louis XVI.

- La mode du décor à la grecque se généralise sous Louis XVI et l'on abandonne les lignes courbes au profit des lignes droites suivant ainsi le modèle de l'antiquité.
- Les sièges reviennent à une certaine sobriété sans sécheresse, certains dossiers restent en médaillon, d'autres deviennent carrés ou rectangulaires.
- Les pieds sont droits, ronds, cannelés ou en gaine.
- Vers la fin du règne, ils s'inclineront en oblique, puis se recourberont en sabre.
- Une autre distinction apparaît, sous le règne de Louis XVI, celle des modèles de sièges dans la grande tradition française, le plus souvent en hêtre et des modèles imitant l'antique, en acajou, bois dont la mode vient tout juste d'Angleterre.

- La création de sièges spécialisés se poursuit: à la voyeuse et à la voyelle s’ajoutent la ponteuse, puis la fumeuse, siège masculin par excellence. Les fauteuils tournants sont également utilisés. Les dossiers s’ajourent en gerbe ou en lyre. Les bords sont peints de couleurs tendres: lilas, gris, bleu ciel, mais surtout blanc et or.

- L'équilibre raffiné des sièges Louis XVI disparaît pendant les dernières années du règne.
- Les formes néo-classiques triomphent avec les sièges à l'étrusque, les pieds antérieurs en sabre, les pieds postérieurs, parfôis déjà, en forme de pattes d'animaux.
- Le tabouret, avec piétement en X, revient à la mode.
- Bientôt les colonnettes et les balustres n'auront plus cours, remplacées par des acçotoirs en volute, en forme de buste féminin ou d'animaux.
- Beaucoup moins de canapés et de bergères, le siège confortable au goût du jour, c'est la méridienne, sorte de chaise-longue, suite de la veilleuse Louis XV aux chevets inégaux.
- Le style Directoire est déjà en gestation sous Louis XVI.


De la solennité du Consulat et de l'Empire

- Sous le Consulat, les modèles de l'Empire sont déjà en place.
- Les sièges se sont bien alourdis au fil des ans, les dossiers gondoles dérivent du cabriolet, les pieds sont en forme de pattes d'animaux, les lignes calquées sur l'architecture, c'est le triomphe du style pompéien.
- La dignité est reine et le confort bien oublié, les sièges deviennent massifs et majestueux, inspirés par l'Antiquité.
- Les fauteuils d'apparat sont surchargés de décors néo-classiques ou égyptiens, mais l'architecture reste simple.
- Les sièges courants suivent les mêmes influences, si les motifs ornementaux sont plus modestes, la construction est identique.
- L'acajou, malgré le blocus, reste fort recherché, il servira aux sièges de qualité tandis que, pour les modèles plus simples, on utilisera les bois de pays, hêtre, érable, noyer, chêne surtout, enfin, une nouveauté, la loupe d'orme.
- Le siège Empire est parfois doré, parfois même argenté comme ceux du Salon d'Argent à l'Elysée.


Le confort bourgeois

- Les fastes de l'Empire évanouis, on revient à une certaine simplicité.
- La Restauration n'apporte pas de modifications sensibles aux sièges, elle se contente de les alléger.
- La mode est plutôt bon enfant, avec peu de modèles, les sièges en gondole prédominent, très appréciés des femmes, mais l'on trouve, parallèlement, des modèles avec dossiers droits ajourés en croisillons.

-Le siège, dans l'ensemble, s'arrondit, devient à nouveau plus accueillant, épousant les formes du corps.
- C'est à cette époque que le fauteuil se démocratise, les progrès techniques permettant de faire plus, plus vite et à meilleur coût.
- Bientôt la mode des bois blonds sera introduite par la jeune duchesse de Berry, notamment l'érable moucheté et le citronnier.
- Les décors deviennent plus légers, les incrustations remplacent les motifs en bronze.

- D'un tout autre esprit, procède à la même époque le style à la Cathédrale où les sièges imitent les fenestrages gothiques de l'époque médiévale.
- Se maintiennent également sous la Restauration des chaises et des fauteuils curules.

- L'époque de Louis-Philippe alourdit le siège sans le modifier véritablement.
- Cossus et simples, les sièges Louis-Philippe sont souvent en acajou, quelques modèles néogothiques subsistent.
- On trouve encore, dans les intérieurs bourgeois, à côté des fauteuils en X, toujours en faveur, un nouveau venu, le fauteuil Voltaire, à haut dossier, souvent monté sur roulettes.


Les sièges capitonnés

- Les sièges capitonnés font leur apparition au milieu du XIXe siècle avec le fauteuil crapaud, bas sur pattes.
- L'époque de Napoléon III consacre cette mode, c'est le triomphe du tapissier à travers une profusion de sièges, poufs, chauffeuses, chaises basses, confidents à deux places, indiscrets à trois places, canapés de l'amitié, couronnes,sièges circulaires qui entourent une jardinière...

- Sous l'influence de l'impératrice Eugénie qui vénère le souvenir de Marie-Antoinette, se développe une importante production de sièges de style.
- Ces copies ne sont jamais serviles, on interprète, on pastiche...

- Quelques sièges originaux voient le jour à la même époque, fauteuils et chaises en poirier noirci ou en carton bouilli, incrustés de nacre ou d'écaille.
- Les dernières années du règne de Napoléon III et les dix ans qui suivent n'apportent aucune nouveauté.


1900-1925, de la fantaisie à la raison

- Avec la révolution artistique de la fin du XIXe siècle, s'ébauche un style radicalement différent.
- Le fauteuil Art Nouveau, s'inspire directement de la nature, fleurs, plantes, fruits, minéraux, insectes...
- Mais ce n'est pas la plante ou la fleur qui orne le siège mais celui-ci, tout entier, qui rappelle l'objet qu'il évoque.
- D'où ces chaises à l’ombellifère, ou ces fauteuils à la gerbe de blé.
- Ainsi les artisans de l'époque, Gallé en tête, vont créer des sièges d'une exubérante fantaisie rappelant par leurs lignes le foisonnement de la végétation.
- Beaucoup de ces sièges sont en bois frutiers, simplement cirés, mais bientôt l'Art Nouveau tombe dans des excès qui appellent la réaction, les vermicelles et les pseudo-varechs sont dénoncés par Gallé lui-même.

- L'art 1900 fut du domaine de la fantaisie, l'art 1925 est du domaine de la raison, explique Maurice Dufrêne, décorateur de l'époque.
- Il faut maintenant des sièges fonctionnels et sobres.
- Simplification, géométrisation, dépouillement caractérisent les sièges Art Déco.
- Certains types de sièges demeurent toutefois très raffinés, équilibre des formes, bois précieux, applications d'ivoire...

-Bientôt les progrès de la technique et le style de vie décontracté vont conduire au siège contemporain.
- Celui-ci est souvent fait d'une seule pièce, dossier et fond se prolongeant.
- Ces matières premières nouvelles sont utilisées, plastiques, matériaux gonflables, tubes d'acier.
- Les formes sont simples, presque dépouillées et le siège est étudié scientifiquement pour épouser les formes du corps humain et mieux assurer son confort.






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