Antiquités brocante de la tour

Documentations histoire et archives du passé.

Le guide du meuble ancien, l'histoire, les styles, les décors et usages, ainsi que les matériaux utilisés pour leur conctruction.
La bible des anciens meubles, tout ce qu'un amateur doit savoir pour acheter, vendre ou identifier un meuble et en apprécier sa valeur.

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Le guide du meuble ancien

Les meubles anciens, une valeur refuge

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Les meubles d'appoint


- Les petits meubles se développent dès le début du XVIIIe siècle, lorsque la société adopte un nouvel art de vivre.

- On quitte alors les pièces d'apparat où l'on est en perpétuelle représentation pour des appartements plus petits, plus intimes, mieux chauffés, en un mot plus vivables.

- Là, on se réunit entre amis pour lire, bavarder, jouer aux cartes, écouter ou jouer de la musique, prendre quelque rafraîchissement...

- Aux meubles meublants, encombrants et fixes vont donc se substituer, peu à peu, des meubles volants à usages multiples pour lesquels les ébénistes du XVIIIe siècle, vont rivaliser d'ingéniosité.

- Ces petits meubles sont si nombreux et si variés qu'aujourd’hui encore il arrive qu'on en découvre des modèles inédits.


- Le plus célèbre et le plus sophistiqué des petits meubles est, sans doute, le meuble à la Bourgogne, créé par Oeben pour Madame de Pompadour.
- C'est une sorte de petit chiffonnier ne dépassant pas un mètre de haut, à quatre tiroirs, dissimulant une vitrine-bibliothèque, des tiroirs â secret, une tablette de toilette, un prie-Dieu et un écritoire.

- Le petit meuble se doit d'être facile à déplacer, il peut être muni d'un mécanisme, parfois se plier, ou se démonter.
- Il doit surtout être bien adapté à l'usage que l'on veut en faire.
- Le petit meuble du XVIIIe siècle, futile en apparence, est, au contraire, conçu rationnellement.
- C'est un accessoire, certes, une fantaisie, qui joint l'utile à l'agréable.

- L'ébéniste va se doubler, pour les modèle à transformations d'un mécanicien, véritable ingénieur, dont le métier est aussi apprécié à l'époque que celui d'horloger.
- Les ébénistes allemands s'en feront une spécialité.

- Outre les tables à jeux, déjà décrites, il y aura, au XVIIIe siècle, une profusion de petites tables, table à écrire, table-liseuse, table porte-flambeau...
- Les modèles se multiplient, parfaitement étudiés, permettant d'avoir à portée de la main l'objet désiré, la table d'accouchée, par exemple, se décompose en deux parties, des supports placés de chaque côté du lit et s'y adaptant un plateau mobile à pieds courts, contenant parfois tout ce qui est nécessaire pour faire sa toilette ou griffonner un mot.
- La table-chiffonnière comprend un grand panier ou un tiroir fourre-tout.
- La table à ouvrages, avec ses tiroirs de rangement, est parfois agrémentée d'une glace.
- Elle peut se combiner avec un écritoire et servir ainsi à plusieurs usages.

- La table de nuit ou table de chevet est ainsi décrite par Voltaire, meuble commode que l'on place près d'un lit et sur lequel se placent plusieurs ustensiles.
- La table rafraîchissoir, doublée de métal, comporte des niches prévues pour loger la glace et garder les bouteilles à bonne température.
- La table à en-cas permet de prendre le thé ou le café.
- Le serviteur muet, qui se répand sous le règne de Louis XVI, vient d'Angleterre, comportant généralement trois plateaux, il est utilisé comme table d'appoint dans la salle à manger ou dans le boudoir pour une collation intime.

- La table à la Tronchin, du nom d'un célèbre médecin de l'époque, est munie d'un mécanisme permettant d'élever et d'incliner le plateau et d'écrire aussi bien debout qu'assis.
- Elle était, dit-on, très appréciée des asthmatiques incommodés par la position inclinée qu'exige la table horizontale.
- Pour le même usage, il existe aussi des meubles-pupitres et des bureaux à écrire debout.
- On crée également pour les artistes peintres le meuble de miniaturiste ou la table d'aquarelliste dont le dessus s'incline au moyen d'une crémaillère, et pour les musiciens le pupitre à musique ou la table de quatuor.

- A l'époque Transition apparaît la table-tambour, et à celle de Louis XVI la table à fleurs dont le plateau est remplacé par des cavités doublées de tôle pouvant recevoir plantes et fleurs, elle prend le nom de jardinière.
- C'est également vers la fin du règne de Louis XVI que l'on commence a utiliser de petits meubles en bronze à l'imitation des guéridons tripodes de l'antiquité, utilisés lors des cérémonies d'offrandes aux dieux.

- A la Révolution, un certain nombre de petits meubles vont franchir les frontières.
- Ils sont exigus, souvent pliants, parfois démontables, aussi les émigrés les emporteront-ils, d'autant plus volontiers qu'ils représentent déjà à l'époque une grande valeur marchande.
- Beaucoup d'entre eux ne sont pas revenus en France, et c'est peut-être une des raisons pour lesquelles les collections anglaises sont particulièrement riches en petits meubles raffinés du XVIIIe siècle français.

- Le meuble de voyage mériterait à lui seul un chapitre.
- Léger, facilement transportable, muni de poignées, il est souvent transformable afin de répondre à des usages variés.
- Il sert tour à tour de meuble de toilette, de table à écrire, voire de table à en-cas.
- Sous l'Empire, le meuble dit de campagne accompagne Napoléon et ses maréchaux à travers l'Europe.
- Il faut des tables pour lire les cartes, des pupitres pour écrire les ordres, des meubles de toutes sortes pour préserver, autant que faire se peut, le confort de l'Empereur et de son état-major.
- Ce mobilier est souvent en acajou et parfois signé de grands ébénistes.

- L'époque Empire, moins futile, voit diminuer l'intérêt pour les meubles à combinaisons.
- Par contre, la jardinière et la console jardinière sont très répandues ainsi que les guéridons de toutes sortes, aux pieds en forme de pattes d'animaux.
- La table à volets et la gate-leg, table permettant d'agrandir le plateau, la seconde munie d'un pied supplémentaire et dépliable.

- Il existe encore au XIXe siècle quantité de petits meubles pratiques, la bibliothèque tournante qui permet d'avoir certains livres à portée de main, le coffret serre-bijoux, le meuble à cigares, la cave à liqueurs qui est parfois de bonne taille...
- L'époque Napoléon III reprend volontiers les modèles Louis XV et Louis XVI.

- La révolution Art Nouveau, apporte un second souffle aux petits meubles.
- Il faut, à tout prix, sortir des sentiers battus et créer des modèles originaux.
- Les ébénistes de l'époque, Gallé et Majorelle s'y emploient avec succès, étagères, vitrines, tables à thé, tables gigognes, écrans supportés par des insectes ou portant des décors et des marqueteries inspirés de la nature, jardinières, tables à ouvrages...
- L'époque crée un nombre impressionnant de modèles et renouvelle l'art du petit meuble.

- Le XXe siècle accorde une grande importance à la table basse accompagnant les sièges, eux-mêmes sur baissés.
- Elle devient un élément important du décor.
- Les ébénistes des années 20 créent des modèles dans des matières fort précieuses.
- Aujourd'hui, on utilise aussi des matières premières fort communes, plexiglas, verre, métal, plastique...
- Le meuble-bar qui prend la suite de la cave à liqueurs du XIXe siècle comprend des casiers à bouteilles et à verres.
- C'est un meuble que l'on retrouve fréquemment dans les ensembles contemporains de même que des meubles d'audition et d'enregistrement (radio, chaîne haute fidélité, télévision).






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