Antiquités brocante de la tour
Documentations histoire et archives du passé.
Le guide du meuble ancien,
l'histoire, les styles, les décors et usages, ainsi que les matériaux utilisés pour leur conctruction.
La bible des anciens meubles, tout ce qu'un amateur doit savoir pour acheter, vendre ou identifier un meuble et en apprécier sa valeur.



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Les meubles anciens, une valeur refuge.
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Les meubles anciens, une valeur refuge

Les commodes et les chiffonniers


- Un dictionnaire de 1760 donne une amusante définition de la commode: c'est un meuble d'invention très nouvelle que sa commodité a rendu bien vite très commun.

- En fait, la commode est née dans les dernières années du XVIIe siècle, inventée, croit-on, par André-Charles Boulle, l'ébéniste de Louis XIV.


Une invention de la fin du XVIIe siècle

- C'est par excellence un meuble fonctionnel et utilitaire.
- A sa naissance on ne sait trop comment appeler ce bâtard issu à la fois du bureau, du coffre, de la table, de l'armoire avec lesquels on le confond souvent avant 1700.
- Ainsi Berain, créateur d'un meuble voisin de celui de Boulle l'intitule: grande table, garnie de trois tiroirs dans toute sa longueur.
- Dans le dictionnaire de Trévoux, la commode est ainsi décrite: espèce d'armoire en forme de bureau où il y a des tiroirs et des ornements de bronze et qui est propre à serrer du linge.
- Les premières caisses à tiroirs, selon un terme de l'époque, sont donc nées de la nécessité d'un rangement rationnel.

- Le terme commode apparaît sensiblement plus tard, en 1708 dans une correspondance du duc d'Antin.
- Celui-ci fait état d'une visite chez Guillemart où il a pu admirer deux commodes en placage d'écaille et d'étain, en cours d'exécution pour la chambre du roi à Marly.


La commode en tombeau

- Ce coffre allongé est bas sur pattes, avec des pieds balustres ou en forme de toupies.
- Il possède trois ou quatre tiroirs.

- Peu à peu ses formes vont évoluer, sous la Régence, apparaît la commode en tombeau par analogie avec le sarcophage dont elle évoque la forme.
- Elle est massive, assez lourde, ventrue parfois, les pieds sont courts et le tablier au ras du sol.
- Très vite, un autre modèle verra le jour, plus léger avec deux tiroirs perchés sur des pieds plus élevés.

- Si les bronzes sont importants sur les commodes d'époque Régence, mascarons, masques, bustes, personnages..., c'est moins par souci de la décoration que pour dissimuler les imperfections d'assemblage dues à une technique encore rudimentaire.
- La commode est coiffée d'un dessus de bois ou de marbre.
- Ce dernier va se trouver bientôt assorti à celui de la cheminée.


La commode Louis XV

- L'époque Louis XV habille la commode en objet d'art et tente de faire oublier son caractère utilitaire.
- Les formes deviennent plus équilibrées, plus harmonieuses et le galbe plus élégant.
- Vers 1740 apparaît un important perfectionnement technique, les tiroirs ne reposent plus sur des traverses mais coulissent les uns sur les autres.
- Ainsi gagne-t-on une surface permettant de réaliser des décors plus vastes et des marqueteries plus raffinées.

- La commode Louis XV ne chassera pas pour autant la commode en tombeau et l'on fabriquera ce meuble jusqu'au milieu du XVIIIe siècle et au-delà, puisqu'en 1782, sous le règne de Louis XVI, l'ébéniste Roussel en fabrique toujours.
- Si les bois employés pour les commodes Régence sont le palissandre et le bois de violette, plus rarement l'amarante fort onéreux, la commode Louis XV sera souvent, à partir de 1731, en bois de rose.
- L'acajou, débarqué dans les ports de l'Ouest, sera utilisé dans les provinces côtières tandis qu'ailleurs en province on utilisera volontiers les bois du cru, noyer, chêne ou merisier.

- La commode, nouveauté sous la Régence, se répand sous Louis XV, dans les intérieurs riches tout au moins, car si l'on en juge par les inventaires de l'époque et par les écrits du marchand Lazare Duvaux, elle demeure un luxe.
- Elle envahit toutes les pièces, petits salons, boudoirs, chambres, à l'exclusion des pièces d'apparat qui récusent ce meuble utilitaire.

- La commode est placée le plus souvent en face de la cheminée dont elle rappelle le marbre.
- Souvent aussi, surmontée d'un trumeau, on l'installe entre deux fenêtres.
- Elle est accompagnée, parfois, d'une ou deux encoignures conçues sur le même modèle.

- Meuble cher, réservé à l'aristocratie ou à la bourgeoisie, la commode ne pénètre guère chez les gens modestes.
- Il faudra attendre le milieu du XVIIIe siècle pour qu'elle se répande dans les provinces.
- La commode régionale est d'ordinaire en bois massif, assez simple, les bronzes peu nombreux et les poignées sans fioritures.

- Quelques variantes sont créées à la même époque, commodes-bureaux et commodes à vantaux, modèles à portes dissimulant des tiroirs...

- Vers la fin du règne de Louis XV naissent le chiffonnier et le semainier, meubles étroits et hauts, proches de la commode et destinés au même usage.
- Le dernier, comme son nom l'indique possède sept tiroirs.
- De même, trouve-t-on sous Louis XV de toutes petites commodes, appelées demi-commodes qui s'apparentent à de petites tables.


La commode â la grecque

- La commode change de forme bien avant le règne de Louis XVI.
- Dès 1753, le marchand Lazare Duvaux nous apprend que Madame de Pompadour lui a commandé trois commodes à la grecque.

- Le l'essor que présente ce meuble pendant la période Transition disparaît peu à peu et la commode Louis XVI revient à plus de simplicité, formes droites, pieds cannelés, façade rectiligne.
- La commode Louis XVI affecte aussi d'autres formes, en demi-lune, par exemple avec des côtés arrondis et parfois des tiroirs pivotants.

- Sous Louis XVI, les bronzes se font plus discrets.
- La technique a progressé et les assemblages n'ont plus besoin d'être dissimulés.
- A la même époque, l'essor de la salle à manger va conduire à la création de quelques modèles de commodes-dessertes.

- Sous le Directoire, la commode comprend trois ou quatre tiroirs et très peu de bronzes.
- L'Empire alourdit la commode sans en changer la structure, en acajou, pour les modèles de luxe, c'est un meuble solennel, austère, aux surfaces nues.
- A partir de 1810, des colonnes placées aux angles viendront apporter un peu de fantaisie à la sévérité impériale.


La commode au XIXe siècle

- Peu de changements extérieurs pour la commode tout au long du XIXe siècle, d'abord en bois clair sous Charles X, elle revient aux essences foncées sous Louis-Philippe.
- Le meuble dont les côtés peuvent être arrondis repose généralement sur des pieds très courts.
- Certains modèles, même n'ont pas de pieds du tout.
- Au fil des ans, la commode va, peu à peu, servir à plusieurs usages, telle commode, par exemple cache un tiroir-écritoire, telle autre se munit d'un couvercle dissimulant une toilette...
- A l'époque Louis-Philippe, on commence à travailler mécaniquement et à produire en série.
- La commode va donc se répandre plus largement et la commode-toilette prendre un essor qui ne se tarira qu'avec la généralisation de l'eau courante.

- Avec l'époque Napoléon III, on assiste à une profusion de créations de commodes de style, surtout Louis XVI, parfois d'une très grande qualité, à l'imitation des grands ébénistes des règnes précédents.
- On imite la marqueterie de Boulle avec de la fausse écaille et l'on garnit certaines commodes de plaques de porcelaine.
- Seuls modèles typiques, ceux qui sont en carton bouilli, peints en noir, décorés de fleurs polychromes et incrustés de nacre...

- L'Art Nouveau et la commode ne font pas bon ménage.
- Les courbes et les volutes inspirées du règne végétal s'accommodent mal à la finalité de ce meuble.
- Toutefois Gallé exécutera en 1891 la célèbre commode aux hortensias.


La commode Art Déco

- L'Art Déco, au contraire, avec ses formes géométriques et rectilignes d'une grande pureté convient admirablement à ce type de meuble.
- Les matériaux employés à l'époque sont à la fois raffinés et nouveaux, glace, métaux, bois exotiques, galuchat...

- Peu à peu, à l'époque contemporaine, la commode va perdre sa personnalité.
- On la trouve de plus en plus souvent intégrée dans l'architecture d'une pièce, fondue dans un ensemble destiné au rangement.





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