Antiquités brocante de la tour
Documentations histoire et archives du passé.
Le guide du meuble ancien,
l'histoire, les styles, les décors et usages, ainsi que les matériaux utilisés pour leur conctruction.
La bible des anciens meubles, tout ce qu'un amateur doit savoir pour acheter, vendre ou identifier un meuble et en apprécier sa valeur.


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La construction des meubles anciens

Les formes


- Les structures du meuble nous l'avons vu évoluent peu au cours des siècles.

- Ce n'est le cas ni pour les formes ni pour le décor, deux composantes essentielles du style, qui donnent au meuble son aspect extérieur, sa personnalité.

- L'évolution des formes il serait plus juste de parler de changements obéit tout au long de l'histoire à un mouvement pendulaire oscillant entre la courbe et la ligne droite, le baroque et le classique, le naturalisme et la stylisation.

- Dans une interminable querelle des anciens et des modernes, chaque génération rejette les goûts et les réalisations de la précédente avant de se trouver elle-même contestée par celle qui lui succède.

- A chaque époque, le goût de la nouveauté se nourrit du rejet de ce qui a été fait auparavant et donne ainsi naissance aux antiquités futures.


L'alternance des formes

- Cette alternance ne se traduit pas toujours et partout par des transformations immédiates, radicales.
- Les habitudes ont la vie dure, les contraintes techniques et économiques freinent les innovations et les débordements que voudraient imposer les créateurs.
- Les changements ne s'opèrent pas instantanément, et pour reprendre une comparaison souvent employée sans doute parce qu'elle correspond à une réalité l'art comme la nature procède rarement par soubresauts.
- Certains artisans ou ébénistes restent fidèles au style ancien et aux traditions, obéissant en cela à leur propre inclination mais aussi et surtout aux goûts de la clientèle souvent conservatrice.

- Chaque époque a ses anciens et ses modernes mais aussi ses modérés, ses indécis et ses opportunistes qui tentent pour des considérations bien différentes de difficiles synthèses entre des idées et des mouvements à priori antagonistes, réalisant selon leur talent des monstres ou des chefs-d'œuvre qui marquent les périodes de transition plus difficiles à fixer dans le temps.

- On connaît les liens qui unissent l'architecture et la forme du mobilier, liens d'autant plus ténus que l'on remonte dans le temps.
- Au Moyen Age, tout particulièrement c'est l'architecture qui impose les lignes selon lesquelles travaille le huchier et cela tant pour les formes que pour la décoration.
- Le mobilier de la Renaissance diffère de celui du Moyen Age plus par le répertoire ornemental que par les structures.
- Encore faut-il préciser que l'arc ogival, marque du mysticisme médiéval pour certains, fait place au plein cintre, le développement ne se fait plus en hauteur mais en largeur; les lignes horizontales prennent le pas sur les verticales.
- Pour les formes, le temps est à la rigueur, à la netteté, inspirées de l'architecture antique.


La géométrie et l'apparat

- Sous Louis XIII, la rudesse des lignes droites, l'adoption d'une géométrie sobre, la division par panneaux carrés ou rectangulaires, l'emploi de la colonnette dominent.
- L'art du tourneur, en pleine expansion, vient avec ses godrons et ses torsades, tempérer l'austérité des formes.

- Le règne de Louis XIV dominé par l'apparat et l'apparence, la symétrie et la rigidité des contours voit néanmoins apparaître des courbes et des inflexions, surtout dans les supports et les piétements des sièges et des commodes, les angles ne sont pas toujours vifs mais quelquefois arrondis.
- Si les formes restent lourdes elles annoncent cependant celles du style Régence.


L'accentuation des courbes

- Dans la courte période de la Régence, les formes cintrées entrent de plus en plus en usage, le mouvement des lignes s'arrondit en arc de cercle ou en console, les frontons se cintrent, le contour des meubles ondule, présente de savantes sinuosités, les pieds se galbent, les tabliers de certaines commodes prennent la forme d'accolades évoquant le profil de l'arbalète.
- Pourtant il serait abusif de parler de totale rupture avec les formes précédentes.
- Si les lignes deviennent sinueuses et le corps de certains meubles ventru et cintré, la forme rectangulaire continue d'être employée et le parallélépipède reste un volume de base.
- Enfin le règne de la symétrie n'est pas encore achevé.

- Les formes Louis XV s'inscrivent dans la lignée des changements qui ont caractérisé les meubles Régence, les formes abandonnent le caractère pompeux qu'elles avaient héritées du règne du Roi Soleil, elles sont plus aimables, plus accueillantes, la volupté l'emporte sur l'apparat.
- Le style rocaille vocable qui caractérise le style Louis XV manie avec assurance la courbe et l'asymétrie.
- Tout s'arrondit invitant à la caresse, les profils ne sont que courbes et contre-courbes.
- Les contours chantournés, les formes violonées, les surfaces bombées, les dossiers cintrés, les pieds courbés en volutes ou en escargot caractérisent un des moments les plus riches de l'art du mobilier français.

- Devant cet excès de courbes et de rondeurs gracieuses, les réformateurs du moment vantent les lignes droites et les formes carrées.
- Dans un premier temps, ils transigent avec les goûts dominants du moment, dans le même meuble se trouvent réunies les droites et les courbes.
- Les pieds restent incurvés alors que les parties supérieures des meubles adoptent les formes nouvelles.
- Les sièges gardent les formes confortables du Louis XV en se dépouillant de leur asymétrie, le profil du dossier et des accotoirs est plus régulier, moins mouvementé.
- Cette période de transition est marquée par une multitude de tentatives, de solutions individuelles, une puissante volonté d'innovation et d'invention qui s'exprime avec des degrés de réussite inégaux.


Le triomphe du néo-classicisme

- Les tenants de la ligne droite et du néo-classicisme finissent par triompher avec le style Louis XVI.
- Ce retour à l'antique, à la sobriété s'exprime par l'adoption d'angles vifs et de pieds droits aux cannelures verticales, aux colonnettes en toupie dont la section s'amincit vers le bas.
- Toutefois, sans doute dans le désir d'éviter une trop grande rigidité, le style Louis XVI utilise également les formes rondes, ovales ou en demi-lune, mais toujours géométriquement simples, tant pour la ceinture et le dossier des sièges que dans le profil ou la structure de certaines consoles ou commodes ou encore dans les moulures qui adoucissent la sécheresse de certains angles ou pans coupés.

- L'ébénisterie de la période révolutionnaire n'est pas animée d'un souffle créateur et n'a pas marqué l'histoire du mobilier.
- Le changement n'apparaît pas dans les formes qui restent droites, mais dans l'ornementation et les attributs symboliques.

- Pour le Directoire la préférence va aux formes carrées qui accentuent la rigidité des modèles, tempérée par le mouvement des dossiers en gondole, ou celui des pieds postérieurs qui arborent le profil légèrement courbe des lames de sabre.
- Les accotoirs, pour leur part, sont ramenés à l'aplomb des pieds antérieurs.

- L'Empire et sa majesté ostentatoire accentuent la rigueur des lignes droites et des tracés géométriques.
- Les panneaux restent plats, les moulurations ne sont utilisées quen guise d'encadrements.
- Le volume cylindrique ne sera utilisé que dans la dernière partie de l'Empire, entre 1810 et 1815.

- La Restauration est marquée par deux mouvements contradictoires.
- D'une part les lignes droites se perpétuent, les profils triangulaires sont adoucis par quelques volutes, spirales ou arabesques, ces dernières opérant un retour en force, plus dans le décor que dans les formes.
- D'autre part, le succès du mouvement néo-gothique, ou style Troubadour, se traduit par une éclosion, un foisonnement de courbes tarabiscotées, encore que là aussi le mouvement soit plus sensible dans le décor que dans la forme proprement dite, assez stricte et rigide.

- Sous le règne de Louis-Philippe le roi bourgeois, les formes à la mode sous Louis XVIII et Charles X restent en vigueur.
- Encore sont-elles plus dépouillées, après la courte vie de la République de 1848, le Second Empire est, sur le plan des formes, marqué par le plus grand désordre puisque tous les styles, notamment Louis XV, Louis XVI, 1er Empire, voire Louis XIV sont copiés et pastichés.


De l'Art Nouveau à l'Art Déco

- C'est sous la Troisième République et à l'exposition universelle de 1889 que naît une initiative nouvelle où le mobilier ne doit rien à un style précédent, où le meuble lui-même est courbe, élancement, méandres.
- Ce style en coup de fouet, appelé Art Nouveau 1900 ou Modem Style, qualifié de nouille, s'inspirant de manière naturaliste de la flore aquatique, est mouvement dans tous ses aspects, même les moindres.
- Poignées, ferrures, dossiers, piétements nervurés, accessoires se courbent, plient et ondulent à l'infini.
- De cette outrance naît en réaction, sous l'influence du cubisme et du Bauhaus, le mouvement Art Déco qui trône et adopte la stylisation contre le naturalisme, la ligne droite contre la courbe, le classique contre le baroque.
- Entre ces deux attitudes extrêmes, violemment opposées, tenteront de s'exprimer des mouvements intermédiaires qui puisent avec plus ou moins de succès aux deux sources s'efforçant dans de louables mais difficiles tentatives d'allier l'eau et le feu.

- Les réalisations postérieures, contemporaines de notre époque, ont beaucoup hérité sur le plan des formes du mouvement Art Déco, et développé les préoccupations fonctionnalistes déjà importantes.

- Il ne faudrait pas conclure ce chapitre sans souligner la permanence, à toutes les époques, de la coexistence des formes droites et courbes, classiques et baroques, la mode et l'alternance donnant tour à tour la primauté aux unes ou aux autres.
- Pour preuve, retenons qu'aujourd'hui encore de nombreux acheteurs de mobilier neuf donnent leur préférence aux meubles de styles anciens plutôt qu'aux créations de leur époque.





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